Collaborations

Concours Vicat : Journée de restitution du 26 janvier

 

© VICAT
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Vendredi 26 janvier, le cimentier français Vicat organisait une journée de restitution des projets conçus à l’occasion du concours étudiant « Comment régénérer la ville ? », lancé à l’occasion de la Biennale d’Architecture de Lyon le 4 juillet dernier. Bien-être, sobriété et mutations urbaines : les propositions lauréates sont édifiantes.

Comment valoriser le patrimoine français en béton ? Telle était la problématique d’un concours étudiant lancé par le groupe cimentier français Vicat le 4 juillet dernier. En partenariat avec six écoles de l’agglomération lyonnaise (ENSAL, INSA, ENTPE, ENSP, ENSAG et la mention de master « Ville et environnements urbains » du LabEx IMU), Vicat proposait à des équipes pluridisciplinaires de réfléchir à une réhabilitation responsable du quartier Mermoz Sud. Situé à l’est du 8e arrondissement de Lyon, le secteur d’étude est en pleine mutation urbaine depuis 2011. Étudiants architectes, urbanistes, paysagistes et ingénieurs ont collaboré quatre mois durant, jusqu’à la remise des dossiers en janvier 2018. Le 26 janvier dernier se tenait la restitution des projets du concours « Comment régénérer la ville ? » en conférence publique.

Réunies à Villeurbanne, dans un amphithéâtre de la Fédération régionale des travaux publics, les équipes d’étudiants siégeaient aux côtés d’enseignants les ayant accompagné depuis le début de la compétition, sans oublier les membres du jury. Composé d’experts de différents milieux professionnels, ce dernier a évalué chaque projet selon différents critères telles la qualité architecturale et fonctionnelle de la rénovation, la cohérence de la démarche, la faisabilité du projet ou encore l’utilisation judicieuse et positive du béton. Les travaux présentés prenaient place au sein de sites occupés, ce qui impliquait de la part des participants une attention particulière portée aux habitants. La production énergétique, les performances environnementales mais également l’économie circulaire étaient d’autres problématiques communes aux différentes propositions.

A l’issue des neuf exposés, après une délibération à huit clos, quatre projets ont été distingués : trois lauréats désignés par le jury et un prix du public, élu à l’aide de votes électroniques. Basée sur une approche écosystémique, la réhabilitation urbaine décrite dans le projet Terra terre (Batoul Hallal, Emilien Krzewina, Léa Monnier et Nicolas Naharberrouet) prône un retour à une sobriété architecturale pour une plus grande attention au confort des usagers et à leur environnement avec la création de façades végétales. De son côté, Mutabilités (Benedetta Amato, Ana Blanc, Thomas Blas, Mélanie Bourges, Mathieu Duval, Mathieu Faudrin, Thomas Motrieux, Francesco Palmese et Yannick Poulain) propose une mutation du parc immobilier de Mermoz Sud par l’ajout de modules polygonaux en façade, permettant d’étendre le logement vers l’extérieur en fonction des besoins des habitants. De manière radicalement opposée, l’équipe de Mermoz.net (Marjolaine Casella, Narjisse Fousi, Fanny Gachet, Viria Leang, Sijun LV, Fayçal Sahnine et Lucie Simon) s’engage pour un urbanisme du bien-être qui s’appuie sur la pratique physique de l’espace public. Leur proposition consiste en l’élaboration d’une maille de béton  permettant une pratique de la ville à vélo ou à pied. Enfin, plébiscitée pour son parti décalé, La Friche (Anaëlle Ceré, Sydney Collin, Axel Felizat, Apolline Juillet, Loris Pisanu) s’attache moins à la résolution architecturale de la réhabilitation qu’au processus de mutation du quartier. L’équipe a notamment réfléchi aux vertus qu’une occupation temporaire pouvait avoir sur la ville durant la transformation des lieux, comme par exemple l’intégration d’espaces collectifs au sein de barres d’habitation.

D’innovations techniques complexes à un cadre de vie revisité, le concours « Comment régénérer la ville ? » aura été l’occasion de réfléchir à l’architecture ancrée dans la réalité d’un contexte  social déjà en reconversion. Une nouvelle conférence publique se tiendra en mars prochain à Lyon, pour la présentation des projets lauréats. À suivre.

Un article de Garance Sornin

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