«Cavale», au pied de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, Paris, 2015 © Géraldine Aresteanu
«Cavale», au pied de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, Paris, 2015 © Géraldine Aresteanu

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Yoann Bourgeois, l’art de l’instant suspendu

Rebondir, chuter, s’élancer encore. Les spectacles du circassien Yoann Bourgeois subliment la fragilité humaine. Rencontre, au nouveau théâtre parisien La Scala, avec un alchimiste des corps, du temps et de l’espace.

L’Architecture d’Aujourd’hui : Vos créations empruntent à la danse et au théâtre, et vous êtes codirecteur du Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2). Qu’apporte le cirque à votre art ?

Yoann Bourgeois : Je suis d’abord et avant tout un artiste de cirque. Je suis fasciné par le puissant imaginaire de cet art, qui résonne encore fortement aujourd’hui. Ses formes archétypales, telles que la marche sur le fil, évoquent une humanité en lutte permanente avec des forces qui la dépassent. Comment ne pas y être sensible face aux défis monstrueux qui sont les nôtres pour continuer à vivre sur Terre ? Je travaille à partir de forces physiques : la gravité, la force centrifuge, l’équilibre, le balancement… C’est en approfondissant ma pratique quotidienne du jonglage et de la voltige que j’ai trouvé des perméabilités avec le théâtre et la danse. Aujourd’hui, si je dirige le CCN2 au côté de Rachid Ouramdane, c’est en tant qu’artiste de cirque. Il est de la responsabilité des artistes de chercher de nouvelles formes de décloisonnement.

Pour lire la suite de cet entretien mené par Christelle Granja, cliquez sur l’image.

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© L’Architecture d’Aujourd’hui

Cet article est extrait du numéro 428 d’AA, « Commandes privées, vocations publiques », toujours disponible sur notre boutique en ligne.

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