ARCHITECTES SANS IMPÉRATIFS

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ARCHITECTES SANS IMPÉRATIFS

Texte et photos par Sytse DE MAAT, architecte en thèse à l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne

 

Quel rôle dans la conception de logements de masse pour les architectes occidentaux, enchaînés dans un monde régi par les industriels, où l’usager est presque toujours absent ? S’inspirer des habitats informels pour concevoir de l’habitat populaire, c’est inverser les processus participatifs et repositionner les occupants au centre de toute démarche. Au-delà du bénéfice pour ces derniers, la profession y retrouverait un rôle valable.

 

Les habitats informels interpellent. Avec plus d’un milliard de résidents, les habitations spontanées, les quartiers de squats et les villes non planifiées attirent l’attention des architectes, des urbanistes et des aménageurs urbains. Peut-être s’y intéresse-t-on de plus en plus à cause de la ressemblance entre habitats informels et Internet, son actuelle liberté créatrice et son niveau de formalité caractéristiquement bas. Probablement, le sens de l’initiative personnelle et la créativité qui émanent du monde sans design de la construction informelle deviennent-ils un refuge bienvenu pour les créatifs de pays occidentaux très formalisés.

 

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AA 390 – rubrique TRIBUNE

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