O-office, Lianzhou Museum of Photography © Chao Z
O-office, Lianzhou Museum of Photography © Chao Z

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O-office, acteurs de la nouvelle urbanité chinoise

He Jianxiang, Ying Jiang, O-Office © Xunke Liang

Fondateurs de l’agence O-office en 2007 à Guangzhou, les architectes Jianxiang He et Ying Jiang font partie de cette fraction de praticiens qui rêve de faire basculer la métropole chinoise du scénario de dystopie écologique dans laquelle elle se trouve vers celui d’une urbanité post‑industrielle, réconciliée avec ses contradictions. Leurs projets de réhabilitation, présentés à la Biennale d’architecture de Venise en 2018, tiennent compte des conditions de production d’un pays qui comptera dans dix ans un milliard de citadins.

Le plus célèbre des projets de O-office, le musée de la Photographie de Lianzhou, livré en 2017, s’installe dans une ancienne sucrerie de la partie ancienne de la ville. Extraits du portrait de l’agence chinoise par Christophe Catsaros, disponible dans le dernier numéro d’AA, sur notre boutique en ligne.

 

Cette commande publique, qui aura coûté moins de deux millions d’euros, résume toutes les difficultés du projet architectural en Chine : délais d’exécution très courts et absence de main-d’oeuvre qualifiée notamment. À Lianzhou, la nature atypique de la construction a exigé un pilotage quasi permanent du chantier par les architectes. Installé dans une ancienne sucrerie de la partie ancienne de la ville, le musée traduit les efforts pour doter d’un lieu pérenne le festival de la photographie qui existe depuis déjà dix ans.

Les architectes ont tout de suite compris l’intérêt de construire un bâtiment qui serait à la fois emblématique et intégré. Ils ont choisi de maintenir les murs de l’usine tout en y ajoutant une nouvelle partie constituée de salles distinctes. Le tout est recouvert d’un toit unitaire accessible. Le musée est doté d’un parcours unique qui serpente entre différentes salles et qui relie la place de la cour à la place du toit, celle qui surplombe la petite ville d’un demi-million d’habitants. Les parois extérieures du musée sont bardées de tuiles grises récupérées dans les maisons démolies du quartier. Tout a été fait pour que la structure puisse fonctionner comme un lieu ouvert sur la ville.

Aujourd’hui, O-office travaille sur un vaste projet de reconversion d’un ancien complexe industriel à Shenzhen. Ils y ont déjà aménagé des espaces d’exposition, un hôtel et des lieux de travail. Ce dont ils rêvent, c’est d’une ville, la leur, «qui retrouverait son lieu organique avec le fleuve qui la traverse et ses nombreux canaux. Une ville qui se réconcilierait avec l’eau», disent-ils. À la vitesse où vont les choses dans le pays, ce revirement écologique, déjà enclenché dans plusieurs métropoles chinoises, risque d’advenir plus tôt qu’on ne l’imagine.

Lianzhou Museum of Photography @ Marco Chen
© Marco Chen

 

© Chao Z
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© Chao Z
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Lianzhou Museum of Photography @ Chaos Z
© Chaos Z

 

© Chao Z
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© Marco Chen
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Lianzhou Museum of Photography © ??
© Marco Chen

 

© Chao Z
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© Chaos Z
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Rez-de-chaussé Lianzhou Museum of Photography © O-office Architects

Le musée est composé d’un bâtiment existant à ossature béton de 3 étages et d’un nouveau volume, en forme de « U », construit à l’emplacement d’anciennes structures en bois.

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Vue axonométrique Lianzhou Museum of Photography © O-office Architects

 

 

Coupe transversale, Lianzhou Museum of Photography © O-office Architects
Coupe transversale, Lianzhou Museum of Photography © O-office Architects

Retrouvez l’intégralité du portrait de O-office, par Christophe Catsaros, dans le numéro 431 de L’Architecture d’Aujourd’hui, «Chine, régénérations», disponible sur notre boutique en ligne.

 

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