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Le côté obscur de Levi van Veluw

The Monolith, cube de 212 cm de côté en bois et encre noire, 2016 © Levi van Veluw
The Monolith, cube de 212 cm de côté en bois et encre noire, 2016 © Levi van Veluw

Vidéos, installations, photographies, dessins constituent l’arsenal employé par l’artiste hollandais Levi van Veluw pour nous attirer dans un univers composé d’intérieurs représentant des lieux de cultes. Une façon de « remettre en question la crédibilité des croyances ». 

Dans le IIIe arrondissement de Paris, la Galerie Particulière a exposé cet automne un jeune hollandais de 32 ans dont le travail, qui inclut installations, photographies, vidéos, sculptures et dessins, questionne les poncifs architecturaux utilisés à la fois par certaines religions et dans la science-fiction de l’ère atomique (années 1950). Parmi l’arsenal employé par Levi van Veluw, diplômé en 2007 de l’ArtEZ Institute of the Arts à Arnhem, la dimension contemplative de ses grands formats au fusain intrigue. Sans aucune figure humaine, y sont représentées d’innombrables structures géométriques monumentales, sombres, inquiétantes… Les perspectives cavalières de ces dessins, remarquablement exécutés, invitent le visiteur à y pénétrer. Mais l’atmosphère pesante des lieux, très noirs, oblige à la vigilance. Les installations architecturales offrent les mêmes sensations d’attraction et de méfiance. Les titres des pièces et de l’exposition ne rassurent pas. Purify, Temple, Sanctuary, Oratory et Veneration, entre autres, sentent bon la secte d’outre-tombe. Qu’est-ce qui se cache derrière le côté obscur à l’œuvre chez Levi van Veluw ?

L’entretien de Levi van Veluw, par Christophe Le Gac est à retrouver dans en intégralité dans le numéro 422 d’AA, décembre 2017.

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