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Hypergreen? À l’école de Boulogne, Chartier Dalix a préféré « intégrer le vivant»

École à Boulogne-Billancourt. Chartier-Dalit. © Takuji Shimmura
École à Boulogne-Billancourt. Chartier-Dalix. © Takuji Shimmura

Faut-il, par indigestion végétale, refuser en bloc toutes les initiatives visant à ramener la nature en ville ? Parfois, les architectes qui plantent au sommet de 3D des serres agricoles sont aussi ceux qui proposent une « intégration du vivant» plus subtile. À Boulogne-Billancourt, Pascale Dalix et Frédéric Chartier livraient en 2014 un groupe scolaire dont la vocation végétale n’était pas immédiatement lisible. Aujourd’hui, elle fonde pourtant le projet de l’équipe pédagogique. Retour.

L’Architecture d’Aujourd’hui : Vous avez récemment remporté, avec Franklin Azzi et l’agence Hardel-Le Bihan Architectes, le projet de transformation de la tour Montparnasse à Paris, dans laquelle vous intégrez notamment une serre agricole. Alors que d’aucuns s’insurgent contre cette tendance au verdissement de l’architecture, vous défendez plutôt une démarche fondée sur «l’intégration du vivant». Pouvez-vous l’expliquer?

Pascale Dalix et Frédéric Chartier : L’univers du bâti s’est très souvent vu opposé à celui du végétal. Même si les différentes périodes de densification des villes ont modifié l’approche et la composition des espaces verts, la plupart des conceptions urbaines distinguent toujours ces deux mondes : la pierre d’un côté, le vivant de l’autre. Mais n’est-il pas souhaitable aujourd’hui de revoir l’opposition ville-nature afin de créer une véritable qualité de vie en ville ? Nous avons conçu le projet de « Réinventer Paris » , rue Ordener, sur ce principe de recréer une alliance qui mêle intimement la nature et l’homme dans son quotidien, en offrant un contact physique, olfactif, sensuel… Cette proximité engendre de nouvelles symbioses qui ouvrent d’autres voies aux pratiques urbaines.

Lisez l’intégralité de l’entretien entre les architectes et Emmanuelle Borne dans le numéro 422 d’AA, décembre 2017.

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