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Héritages et innovations

Pour la rentrée, AA a invité l’architecte Marc Barani à collaborer avec la rédaction le temps d’un numéro. « Actualiser l’héritage, cadrer l’innovation : tous les sujets développés dans les pages de ce numéro illustrent ces enjeux » écrit-il en préambule du dossier d’AA 432, intitulé « Perspectives : entre héritages et innovations, l’architecture d’intérêt public ».

Il est architecte, mais aussi scénographe diplômé de la Villa Arson en 1990. Bâtisseur avec des réflexes de chercheur, une démarche acquise à l’occasion d’un voyage initiatique au Népal en 1981. Esthète sans doute, engagé aussi. Concepteur et technicien. Technicien et poète. Les contrastes affluent pour décrire le travail et les sujets de prédilection de Marc Barani, qui définit « l’oxymore comme figure essentielle de l’architecture ». Lui qui, depuis son premier projet, le cimetière Saint-Pancrace à Roquebrune-Cap-Martin, aime tant ériger « entre ciel et terre ». Il est l’un des rares, en France, à ne pas réduire sa pensée ou son architecture à des clivages binaires, pas plus qu’aux idéologies présentes et passées. Une architecture dont on a envie de souligner « l’intensité tranquille » ou « l’intelligence graphique ». Pour qui connaît Marc Barani, il est un leitmotiv qu’il répète à l’envi, un dicton rapporté du Népal et emprunté à la tradition hindoue : « L’architecture est la science des correspondances subtiles. »

Est-ce cette manière de voir son art qui aiguise ainsi son sens de l’observation ? Si L’Architecture d’Aujourd’hui a choisi d’inviter Marc Barani à partager sa vision de l’architecture à l’occasion de ce 432e numéro, c’est avant tout parce qu’il est fin observateur de la scène architecturale et de ses multiples enjeux. Intitulé « Héritages et innovations », ce numéro présente, plutôt que des oxymores, une dialectique, celle qui fait de l’architecture un défi à la croisée du passé et de l’avenir, de techniques ancestrales et d’innovations parfois élémentaires. Et surtout, en tant qu’enfant des beaux jours de la commande publique, Marc Barani ne pouvait que placer au cœur de cette dialectique la vocation publique de l’architecture. « La technologie la plus actuelle n’est parfois rien face à l’ancestrale dextérité du tailleur de pierre. Mon futur idéal réside dans la tension entre ces contraires », souligne-t-il dans les pages de ce nouveau numéro d’AA.

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Le n°432 d’AA – Héritages et innovations – est disponible sur notre
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