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Dossier « Vestige », sélection de projets

De l’autre côté du miroir

© Michel Denancé
© Michel Denancé

Bernard Desmoulin + Pierre-Antoine Gatier, Médiathèque Aqua-libris, Saint-Maixent-l’École, France, 2016.
À vendre. À louer. Les pancartes se succèdent aux fenêtres des maisons de Saint-Maixent-l’École. La municipalité a perdu, en dix ans, près de 12 % de sa population (6 500 habitants en 2014). Ville de garnison, elle joue son avenir sur quelques décisions politiques prises depuis les états-majors de la capitale. Pour enrayer un cercle vicieux et revitaliser son centre, la mairie a pris l’audacieux parti de construire un équipement public culturel sur un vestige de la modernité.
Un article de Jean-Philippe Hugron.

 

Des aurochs plus vrais que nature

© Eric Solé, Snøhetta
© Eric Solé, Snøhetta

Snøhetta + Casson Man + SRA Architectes + Duncan Lewis Scape Architecture, Centre international de l’art pariétal Montignac-Lascaux ou « Lascaux IV », Montignac, France, 2016.
« La question de l’original et de la copie était un vrai dilemme », souligne Kjetil Trædal Thorsen, cofondateur de l’agence norvégienne Snøhetta, qui a livré fin 2016 le très attendu centre pariétal Lascaux IV, dans la vallée de la Vézère. Découverte en 1940 puis fermée au public en 1963 à cause du dioxyde de carbone induit par le millier de visiteurs quotidien, la grotte de Lascaux possède désormais une jumelle parfaite. Dans les années 1980, un fac-similé, Lascaux II, avait été bâti puis fermé partiellement, faute d’entretien. Quant à Lascaux III, il s’agit d’une exposition itinérante lancée en 2012.
Un article de Cécile Brunengo.

 

La poésie de l’ETFE

Ferran
© José Hevia

Ferran Vizoso + Núria Bordas, réhabilitation de l’église Sant Pere, Corbera d’Ebre, Espagne, 2011.
Victime de la bataille de l’Èbre en 1938, qui se solda par une défaite décisive du camp républicain, l’église Sant Pere, dans le petit village de Corbera d’Ebre (non loin de Tarragone), fut réduite à une coquille vide sans toit, comme tant d’autres durant la guerre civile espagnole  
(1936 - 1939). Devenu symbole et mémorial du conflit, l’édifice s’effritait et se désagrégeait lentement jusqu’au jour où, en 1999, la municipalité et le gouvernement régional de Catalogne décidèrent de le consolider et le couvrir pour conserver et rendre exploitable la ruine. Mais comment préserver la sensation d’être à la fois dedans et dehors ? Comment faire pénétrer le soleil, qui frappe le sol aux heures les plus chaudes ?
Un article d’Andrew Ayers.

Lisez la suite de ces articles dans le numéro 418 d’AA, mai 2017

 

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