Exposition « Bagdad Mon Amour » à l’Institut des Cultures d’Islam

Shorja Street, Bagdad, 1950 (détail) © Latif Al Ani, courtesy Ruya Foundation
Shorja Street, Bagdad, 1950 (détail) © Latif Al Ani, courtesy Ruya Foundation

Du 29 mars au 29 juillet, l’exposition « Bagdad Mon Amour » s’intéresse aux stratégies artistiques de réinvention du patrimoine irakien, ravagé par des décennies de guerre.

Majoritairement originaires d’Irak, la quinzaine d’artistes réunis à l’Institut des Cultures d’Islam, dans le 18e arrondissement de Paris, cherche à surmonter les pillages et les destructions des musées et des sites archéologiques, de Bagdad à Mossoul. En révélant la pulsion protectrice de ces artistes, qui s’expriment sous la forme de l’allégorie, de la parodie, de l’archéologie ou du montage, « Bagdad Mon Amour » convoque l’utopie d’un « musée sans mur » pour affronter la catastrophe irakienne. Loin de la nostalgie, une constellation d’œuvres d’art moderne et contemporain, de documents d’archives et de signes nomades célèbre une culture visuelle qui résiste à l’effacement. L’inquiétude générée par les objets-fantômes, disparus des musées, laisse place à l’imagination collective pour esquisser une possible renaissance de Bagdad, entre gestes de préservation et de réinvention.

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