Actualités

Biennale de Venise. Pavillon du Liban

Pour la première fois dans l’histoire de la Biennale d’architecture de Venise, le Liban présentera son propre pavillon en proposant l’exposition The Place That Remains, recounting the unbuilt territory («La place qu’il reste, raconter le territoire non-bâti»).

Photo 2

Conçue par la commissaire Hala Younes, professeur assistant à l’Université Libanaise Américaine (LAU), l’exposition a pour objectif de fournir une évaluation de son territoire, une identification de « ce qui reste » et une réflexion sur l’environnement bâti à travers un inventaire de terrains non bâtis.

Preparatory Sketch, Beirut River Watershed, 2018, © Hala Younes
Preparatory Sketch, Beirut River Watershed, 2018, © Hala Younes

Pour cette première participation nationale, notre intention est d’attirer l’attention de la profession et du public sur les conditions de l’architecture dans notre pays. Le Liban a un capital humain énorme dans les domaines de l’architecture et de l’ingénierie – 700 nouveaux architectes diplômés chaque année – mais son paysage et son environnement bâti perdent leur sens jour après jour. L’attention des professionnels est concentrée sur les objets construits, et très peu sur les espaces ouverts et les territoires non bâtis – sur «l’espace entre les choses», le lieu «qui reste». Cette préoccupation adhère parfaitement avec le thème Freespace, mis en scène par Yvonne Farrell et Shelley McNamara.

Hala Younes

Aerial Photography, Liban 1956, D01, 001/60, 152 (detail) © DAG
Aerial Photography, Liban 1956, D01, 001/60, 152 (detail) © DAG

L’exposition se concentrera sur un terrain fortement menacé et fortement étudié : le bassin versant de la rivière de Beyrouth. Plusieurs formats révélant traditionnellement la nature d’un territoire donné : cartes en relief, photographies du paysage et relevés aériens, seront utilisés pour cette exposition. Afin d’évaluer le «lieu qui reste», «l’endroit qui pourrait encore accueillir nos rêves et nos attentes», l’installation principale consistera en un inventaire cartographique : une série de cartes projetées sur un modèle topographique 3D en bois.

© Ieva Saudargaitė Douaihi, 2018
© Ieva Saudargaitė Douaihi, 2018

Cet inventaire cartographique sera présenté selon deux jalons:

  • 1956, et le relevé photographique aérienne correspondant qui intervient quelques années avant la première série de cartes topographiques à grande échelle à l’échelle 1/20 000, créée par l’armée libanaise en 1963.
  • 2015, date de la première mise à jour systématique des cartes topographiques par la Direction des Affaires Géographiques.
© Ieva Saudargaitė Douaihi, 2018
© Ieva Saudargaitė Douaihi, 2018

Le Pavillon présentera également le travail de six photographes vivant et travaillant au Liban : Gregory Buchakjian, Catherine Cattaruzza, Gilbert Hage, Houda Kassatly, Ieva Saudargaitė Douaihi et Talal Khoury, dont la préoccupation commune est un point de vue critique sur la relation des Libanais à la nature et au paysage, et à ce qui reste dans la vallée de Nahr Beyrouth.

Textes issus du communiqué de presse de l’exposition.

“The Place That Remains, recounting the unbuilt territory, From May 26th till November 25th.
Lebanese Pavilion – Arsenale, Venise
Commissaire : Hala Younes
Organisateur : Lebanese Ministry of Culture

Réagissez à cet article