Collaborations

L’exposition « Franchir la berge » du CAUE

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—Communiqué de presse—
Qu’elle s’établisse en belvédère, se rapproche jusqu’à tutoyer la berge, franchisse la ligne du rivage ou aspire à se laisser glisser sur les flots, l’architecture a instauré au fil du temps une relation féconde à l’eau. «Franchir la berge» nous amène subtilement aux questions de la limite, du seuil, de la ligne, de la frontière entre le solide et le liquide, entre le ferme et le mou, entre le connu et l’incertain. En choisissant ce titre pour une exposition d’architecture, Dominique Amouroux, le commissaire, laisse entendre que nous allons découvrir une géographie de la relation entre architecture et eau.

 

L’exposition permettra de découvrir et de comprendre comment la question de la relation à l’eau a inspiré les architectes et les acteurs du territoire, de la formation de nos villes jusqu’à nos jours. Ils approchent l’élément «eau» dans leurs projets, non plus comme une simple contrainte, mais comme un atout, un matériau ou un territoire.
Après Annecy, Aix-les-Bains et Grenoble, l’exposition itinérante Franchir la berge est accueillie au CAUE Rhône Métropole du 9 septembre au 21 décembre 2019.
Conçue par le CAUE de Haute-Savoie, en partenariat avec les CAUE de l’Isère, de Savoie et Rhône Métropole, avec la ville d’Aix-les-Bains et la CUB, cette exposition présente 36 projets architecturaux, réalisés ou prospectifs, dans l’espace franco-suisse de l’arc alpin, essentiellement autour des lacs de Savoie, de Haute-Savoie et d’Isère sur une période d’une centaine d’années (1930-2030). Elle se concentre sur les relations visuelles ou physiques établies par l’habitat (individuel et collectif) et les équipements publics avec ces étendues d’eau horizontales et calmes, dans un paysage montagneux vertical et chahuté.

Le CAUE Rhône Métropole a été invité à illustrer la relation du territoire Rhodanien à ses cours d’eau, et complète ce regard architectural par une observation plus urbaine. Cet ancrage local permet de révéler comment la relation aux fleuves et aux rivières a façonné le paysage et l’identité de nos villes. Cette exploration s’appuie sur quatre sites du département et de la Métropole de Lyon qui témoignent des imaginaires féconds qu’a généré la relation aux cours d’eau selon les époques. Ils matérialisent une vision du territoire, à la fois inspirée et contrainte par la réalité topographique d’un paysage traversé par l’eau.

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